Rugby : une chasuble pour réduire les blessures liées aux plaquages

VOLTAGE
Environ 5 000 chasubles doivent être distribuées à près d'une centaine de clubs.
Crédit: Pixabay - photo d'illustration

7 janvier 2021 à 12h30 par Iris Mazzacurati

La Fédération française de rugby va initier une expérimentation dans des clubs amateurs afin de réduire les blessures liées aux plaquages grâce à une nouvelle chasuble de différentes couleurs utilisée pour des entraînements.

Le bas de cette chasuble, de couleur orange, doit inciter les joueurs à plaquer au niveau de la taille, "la zone dans laquelle le plaquage est le moins risqué", a souligné le directeur technique national Didier Retière.



Des marques rouges et vertes sont situées au niveau des épaules et des hanches pour aider les joueurs à bien positionner leur tête au moment des plaquages.

"C'est la préparation du plaquage. Si on ne cadre pas bien, on peut se retrouver dans une situation où la tête est positionné du mauvais côté et là on sait que ce sont des risques accrus de commotion cérébrale", a expliqué le DTN.

Cet "outil d'entraînement", conçu en collaboration avec l'assureur GMF, partenaire de la FFR, est "robuste" et "résiste aux déchirements", a indiqué le DTN.

Environ 5 000 chasubles doivent être distribuées à près d'une centaine de clubs. 49 de ces clubs participeront à cette phase de tests qui doit durer jusqu'à la fin de la saison, en utilisant la chasuble. Il s'agit d'un "programme de huit semaines à raison d'une séance d'entraînement par semaine", a précisé Didier Retière. L'expérimentation pourrait être prolongée si la pandémie de Covid-19 devait interrompre la pratique du rugby dans ces équipes de jeunes et d'adultes.

Une cinquantaine d'autres clubs ont accepté de participer aux tests mais en tant que "témoins", sans utiliser la chasuble. "On va pouvoir comparer s'il y a des différences importantes dans le nombre de blessures occasionnées sur les plaquages au cours des matches", a expliqué le DTN. L'analyse sera menée avec l'appui de l'Isped (Institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement).



(Avec AFP)