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Info locale

Un couple, soupçonné de maltraitance à tort, porte plainte contre un hôpital

28 mars 2018 à 10h17 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Commons wikimedia

Ils poursuivent l’hôpital Robert Debré, à Paris, qui les a signalé, à tort, pour maltraitance. Leur fils a été placé deux mois sauf que leur bébé souffre en fait de fragilité osseuse. Ils demandent réparation.

À peine né, et déjà séparé. Le petit Owen avait été placé dans une famille d’accueil pendant deux mois l’an dernier, quelques semaines seulement après sa naissance. Ses parents, Émeline et Hedi, avait été signalés à tort pour maltraitance. Ils portent aujourd'hui plainte contre l'hôpital pédiatrique Robert-Debré.

Fin novembre 2016, quand le couple se présente à l’hôpital, ils ne pensent pas que la situation va autant dégénéré. Ce 28 novembre ils arrivent aux urgences en Seine-et-Marne car leur fils, alors âgé d'un mois et demi, présente un gonflement à la jambe gauche. Les médecins diagnostiquent une fracture du fémur gauche. Le nourrisson est alors transféré à Robert-Debré à Paris, où il est hospitalisé. Deux jours plus tars, l'hôpital signale aux autorités judiciaires des signes de maltraitance. La semaine d’après, Owen est placé dans une famille d'accueil. 

La décision de placement provisoire appartient au magistrat 

Les parents, dévastés par cette décision, clament leur innocence et nient la maltraitance, chez nos confrères du Parisien. Ils demandent des analyses complémentaires qui révèlent finalement une "fragilité osseuse, possiblement transitoire" chez l'enfant, due à une carence fœtale en vitamine D. Cette conclusion permet alors la levée du placement le 23 février 2017.

De son côté, l’hôpital Robert-Debré se défend et rappel son rôle dans "la mise en place des Cellules de prévention de la maltraitance des mineurs". Dans une lettre adressée au couple au début du mois de mars, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) souligne aussi que la décision de placement provisoire appartient au magistrat, qui "s'est fondé sur plusieurs éléments pour statuer". Le couple a rejoint Adika, une association de parents « accusés à tort de maltraitance sur leurs enfants atteints de maladies rares ».