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Info locale

Un homme se fait passer pour un taxi avant de la violer

02 mai 2018 à 10h59 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Commons wikimedia

Un homme de 48 ans comparaît ce mercredi devant les assises des Yvelines pour le viol d’une jeune Suédoise en février 2008.

Faux taxi, vrai violeur. Pedro G. est jugé a partir d’aujourd’hui devant les assises des Yvelines, dix ans après les faits commis à Orgeval (Yvelines). Cette nuit de février 2008, Hanna, 19 ans, sort d’une boite de nuit dans quartier des Champs-Elysées vers 2 heures du matin.

Elle est ivre, dit au revoir à ses deux copines et monte dans une voiture qu’elle croit alors être un taxi. Elle annonce qu’elle souhaite rentrer chez elle, dans le quartier de Passy dans le 16e arrondissement de Paris. Sauf que la voiture poursuit son chemin jusque dans les Yvelines. Il arrête alors sa voiture à Orgeval, l’emmène dans un champ, lui déchire ses vêtements et la viole.

Interpellé 8 ans après les faits

Il s’enfuit, laissant la jeune femme au bord de la route. Deux chauffeurs de bus la repèrent et lui porte secours. Elle explique qu’elle a été frappée et ressent une douleur au bas-ventre. Elle décrit aux gendarmes son agresseur, un homme petit, brun et conduisant une voiture sombre. Les militaires disposent aussi d’une empreinte génétique du violeur mais aucune correspondance n’est trouvé dans les fichiers. Finalement le dossier sera clos quatre ans plus tard, en 2012.

Sauf que le hasard fait parfois bien les choses. En janvier 2016, Pedro.G est interpellé pour des violences sur son fils de 4 ans et des dégradations commises à son domicile de Montgeron (Essonne). Et là, bingo. L’empreinte génétique correspond à celle du violeur d’Orgeval. Interpellé 8 ans après les faits, il donne plusieurs versions, mais aucune ne persuade les enquêteurs. Il nie les faits de viol et assure que la jeune femme est montée dans sa voiture sans qu’il n’ait besoin de se faire passer pour un taxi. Lui évoque une relation consentie. Mais lors de la confrontation, Hanna confirme ses accusations. Le verdict doit être rendu vendredi.