Val-d’Oise : un homme de 23 ans en garde à vue après le meurtre de sa compagne à coups de couteaux

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Les forces de l'ordre ont découvert le corps de la jeune femme, morte, à leur arrivée sur place.
Crédit: CC0

12 mars 2021 à 12h40 par Lucas Pierre

Une femme de 23 ans a été tuée à coups de couteaux par son conjoint dans la nuit du 11 au 12 mars dans le Val-d'Oise. La victime a été découverte, morte, à l'arrivée des forces de l'ordre. Le compagnon a été placé en garde à vue.

Deux féminicides en l’espace de trois mois dans le Val-d’Oise. Après le meurtre de Cécile P., 44 ans, une femme de 23 ans a été découverte, morte, dans la nuit de jeudi 11 à vendredi. Le drame s’est déroulé à Champagne-sur-Oise. Ce sont les voisins de la victime qui ont alerté les forces de l’ordre alors qu’une dispute virulente semblait se dérouler entre une femme et son compagnon.

A leur arrivée sur les lieux, les effectifs de la brigade de Persan et les militaires du Peloton de Surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig) de l’Isle-Adam découvrent le corps gisant de la jeune femme. Elle est immédiatement prise en charge, mais rapidement déclarée décédée malgré l’intervention des pompiers et du Samu. Le procureur de la République de Pontoise, Éric Corbaux, indique que « l’examen du corps de la victime relève de multiples plaies par arme blanche ».

Le conjoint hospitalisé

Dans le même temps, les gendarmes tentent d’interpeller le compagnon de la victime. Il est aussi âgé de 23 ans et s’est réfugié sur le toit. Les forces de l’ordre parviennent à le convaincre de descendre avant de l’interpeller. Ils découvrent que l’homme a tenté de mettre fin à ses jours en se tailladant les veines et en ayant ingéré une forte quantité de produits ménagers.

Le jeune homme est donc « transporté sous escorte à l’hôpital à Paris » indique Éric Corbeaux. « Il a été placé en garde à vue du chef de meurtre par conjoint », précise le parquet de Pontoise alors qu’un nourrisson de 7 mois a été retrouvé dans l’habitation du couple. Transporté au centre hospitalier de Pontoise, il a été pris en charge par les services sociaux.

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