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Valérie Pécresse se lance dans le covoiturage

18 septembre 2017 à 10h20 Par Mikaël Livret
Crédit photo : DR

En Ile-de-France, Valérie Pécresse veut développer le covoiturage. Elle a annoncé ce matin la mise en place d’une subvention spéciale jusqu’en décembre. Comptez 2 euros par trajet et par personne. À noter que chaque jour, 43% des Franciliens sont seuls en voiture pour aller travailler.

Son objectif? Augmenter le taux d'occupation des voitures. Une autre méthode que celle d'Hidalgo pour lutter contre la pollution automobile. Valérie Pécresse a annoncé ce lundi matin son plan de soutien au covoiturage alors que 43% des Franciliens se rendent à leur travail en voiture. Ce principe simple qui consiste à partager sa voiture avec son collègue pour se rendre par exemple sur son lieu de travail est encore très faiblement utilisé dans la région capitale. À ce jour, le taux d'occupation des voitures en Ile-de-France n'est que de 1,1 personne. La région va donc tester jusqu'en décembre le principe d'une aide de 2 euros par trajet et par personne qui partagera un voyage en voiture dans la limite de 50 000 euros par opérateur.

Les deux euros doivent bénéficier directement au conducteur ou au passager. A ce jour, le marché du covoiturage est très éclaté avec près d'une vingtaine d'opérateurs sur la région, or pour que ce modèle fonctionne il faut atteindre un effet de seuil relativement élevé. Car en plus de cette offre tarifaire, le Conseil régional veut héberger tous les opérateurs sur son site spécialiste de la mobilité, ViaNavigo (3 millions de visites par mois), histoire de doper un peu leur visibilité. L'idée est de simplifier au maximum les démarches et qu'en quelques clics l'usager trouve le bon véhicule sur le bon trajet à la bonne heure. La région étudie aussi la possibilité d'offrir une réduction du prix de la place de parking pour celui qui abandonnerait sa voiture en grande banlieue et choisirait le covoiturage avec son voisin.

Baisser le trafic d’un tiers

À la clé, la région pense qu'il y a une autre façon que les méthodes coercitives pour faire baisser le trafic automobile. En faisant passer le taux d'occupation des voitures de 1,1 à 2 personnes, cela réduirait d'un tiers le nombre de voiture sur les routes en Ile-de-France. On en est encore très loin. En offrant 2 euros par trajet, la région a calculé qu'elle finançait les 20 premiers kilomètres d'un trajet ou un plein automobile par mois. Un bon début. Mais forcément limité car au-delà du mois de décembre, la région devra trouver un autre moyen pour soutenir ce secteur d'activité sans que cela s'apparente à une forme de soutien direct qui serait jugé anticoncurrentiel.

Le covoiturage domicile-travail s’étend en Ile-de-France

En attendant, tous les opérateurs du covoiturage se structurent. Blablacar, le leader Français du covoiturage a lancé jeudi son nouveau service, Blablalines, dédié aux courtes distances, domicile-travail en Ile-de-France. Blablalines se positionne exclusivement sur les grands axes de circulation comme Cergy-Pontoise/ Guyancourt ou Créteil/Vélizy, en Ile-de-France, des zones souvent mal desservies par les transports en commun. Et estime qu'un salarié pourrait économiser 2.000 euros chaque année en partageant quotidiennement son véhicule pour un trajet de 30 kilomètres par jour.

Blablalines n'est cependant pas le seul à proposer du covoiturage courte-distance. Il arrive même bien après Wayzup. Cette start up qui a déjà trois ans d'existence occupe avec succès ce créneau des mini-trajets. Son idée? Jouer sur la taille critique des grandes entreprises. Plus l'entreprise est grosse, plus la chance de trouver un conducteur est importante. A ce jour, Wayzup travaille avec environ 70 grosses entreprises de plus de 500 salariés et organisent 80.000 trajets par jour. Technocentre de Renault à Guyancourt, siège de Carrefour à Massy, siège de Vinci à Rueil Malmaison... C'est l'entreprise qui paye l'abonnement. La start up assure que 80% des inscrits trouvent des conducteurs ou des passagers sur le site de leur entreprise. En 2017, ils passeront à 100 grande entreprises et élargissent déjà leur offre aux PME avoisinantes.