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Info locale

Vélib’ : le gestionnaire Smovengo en difficulté financière

23 décembre 2020 à 15h00 Par Maud Tambellini
Smovengo a-t-il mal anticipé le succès des vélib' électriques?
Crédit photo : Wikimedia commons

Vélib’, le système de location de vélo en libre-service parisien, va-t-il encore rencontrer des perturbations sur sa route ? Son gestionnaire, Smovengo, fait face à d’importantes difficultés financières et réclame une prime XXL à la mairie de Paris.

Personne n’a oublié la transition difficile entre JC Decaux et Smovengo au début 2018. Des stations vélib’ sont restées de très longues semaines vides de vélos dans Paris. A tel point, que les abonnés vélib’ avaient même reçu un remboursement pour les mois de janvier, février et mars 2018, pour essayer de calmer la grogne.

Depuis, néanmoins, la situation s’est nettement améliorée chez Vélib’, avec le déploiement par Smovengo des vélos électriques en libre-service. Ils représentent aujourd’hui 55% des courses, selon Sylvain Raifaud, le président de Vélib’Métropole. Un succès qui s’explique aussi par le déploiement de plus en plus large de bornes vélib’ en banlieue parisienne.

Les confinements auraient par ailleurs eu un impact positif sur l’utilisation des vélib’. Les usages quotidiens ont été multipliés par deux cet été par rapport à l’an dernier. Et en septembre, la barre des 400 000 abonnés a été franchie.

Pourtant, selon le Canard enchaîné, Smovengo connaîtrait d’importantes difficultés financières. Le gestionnaire du système Vélib’ aurait même bénéficié d’un prêt garanti par l’Etat de 5 millions d’euros au printemps dernier, alors au bord du dépôt de bilan.

Pour faire face, Smovengo aurait demandé à la Mairie de Paris un bonus de 240 millions d’euros au contrat de rémunération initial de 480 millions d’euros. Il menacerait même de jeter l’éponge en cas de refus. Ce bonus correspond à 20 millions d’euros de redevance annuelle en plus pour un contrat signé jusqu’en 2032.

Selon Sylvain Raifaud, les difficultés financières de Smovengo seraient notamment liées au manque d’anticipation par l’opérateur du succès des vélib’ électriques. Or, leur entretien coûte forcément plus cher. C'est ce qu'il a epxliqué dans une interview pour le journal du Grand Paris