Pourquoi le gynécologue parisien Emile Daraï peut continuer à exercer

examen gynécologique

29 novembre 2022 à 11h37 par Maud Tambellini

Le gynécologue parisien Emile Daraï a été mis en examen pour violences volontaires à l’égard de 32 patientes qui l’accusent d’avoir pratiqué des examens vaginaux et rectaux de manière brutale et sans demander leur consentement. Pourtant, il peut continuer à assurer des consultations publiques à l’hôpital Tenon. On vous explique pourquoi.

Le 24 novembre dernier, le gynécologue Emile Daraï a été mis en examen pour violences volontaires à la suite de nombreuses plaintes de patientes pour des examens brutaux lors de consultations à l’hôpital tenon. 

Ce spécialiste de l’endométriose, maladie gynécologique qui peut affecter la capacité à procréer chez les femmes, a également été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact avec les victimes. Il n’a plus le droit par ailleurs de tenir de consultations privées.

Les consultations publiques maintenues

En revanche compte tenu de la présomption d’innocence, la mise en examen ne valant pas jugement, Emile Daraï peut continuer à donner des consultations publiques à l’hôpital Tenon. L’AP-HP a confirmé l’information, rappelant que depuis les premières plaintes déposées, une commission d’enquête a revu l’organisation des consultations dans l'établissement.

Une consultation publique signifie notamment que le gynécologue n’est pas seul dans la pièce avec la patiente. Au moins un étudiant est aussi présent. Mais ce n’est pas suffisant pour assurer la sécurité des patientes selon l’association Stop Vog, Stop aux violences obstétricales, qui réclame la suspension provisoire du médecin jusqu’à la tenue d’un procès.