Quand les avions se transformaient en dancefloors 

Publié : 14h01 par Ludovic Vilain

Crédit image: Instagram@vintageairliners

Dans les années 70, prendre l'avion était bien plus qu'un simple moyen de transport : c'était une véritable expérience festive.

Dans la série "C'était Mieux Avant", petit retour ici sur une époque où il était possible de faire la fête au-dessus de l'Atlantique. Lorsque le Boeing 747 est entré en service par exemple, certaines compagnies aériennes ont eu l'idée audacieuse de transformer l'étage supérieur de ces géants des airs en véritables espaces de divertissement. Les passagers pouvaient ainsi danser à 10 000 mètres d'altitude pendant leur vol.

Chez Air Canada, sur certains trajets entre Toronto et l'Europe, l'étage du Boeing 747 accueillait un authentique dancefloor équipé de murs miroirs. Les passagers pouvaient se lever et danser autour d'un verre, transformant le vol en une soirée inoubliable. D'autres compagnies ont suivi le mouvement : American Airlines proposait un piano bar, Qantas en Australie aménageait un salon avec bar à l'étage, et certaines lignes offraient même des "Pub Flights" avec jeux et animations, le rêve !

Cette époque dorée de l'aviation où voyager rimait avec faire la fête a malheureusement été de courte durée. Au fil des années, les compagnies ont progressivement remplacé ces salons et pistes de danse par des sièges supplémentaires, privilégiant la rentabilité à l'expérience passager. Cette décision marquait la fin d'une ère où prendre l'avion pouvait ressembler à une véritable sortie en club.

Mais l'idée de faire vibrer les passagers en altitude n'a jamais totalement disparu. Le 14 juillet 2007, la compagnie Vueling a créé l'événement en organisant la première performance d'un DJ à bord d'un vol commercial. David Guetta, déjà star internationale de la scène électro, s'est installé aux platines sur le vol Paris-Ibiza. L'Airbus s'est alors transformé en la discothèque la plus haute du monde, avec le DJ français qui a mixé pendant 40 à 45 minutes devant 180 passagers conquis. Il a notamment joué plusieurs titres de son album "Pop Life", sorti la même année. Et une fois arrivé à Ibiza il a foncé au Pacha pour le lancement de sa célèbre soirée "F*** Me I'm Famous".

Cet événement exceptionnel prouvait qu'il était encore possible de fusionner aviation et clubbing, même si de manière ponctuelle. L'expérience a marqué les esprits et a démontré que la magie des dancefloors aériens pouvait ressurgir, le temps d'un vol vers l'île blanche. Aujourd'hui néanmoins, les compagnies privilégient le confort et les sièges inclinables aux espaces festifs. Mais ces histoires rappellent qu'il fut un temps où monter dans un avion long-courrier signifiait bien plus qu'un simple trajet : c'était le début de la fête, avant même d'arriver à destination. Après si vous voulez vous albiancer en plein ciel vous avez évidemment la playslist Voltage.