« Que manquait-il ? La mort au bout, peut-être ? » : la judoka Margaux Pinot se confie après les violences

Margaux Pinot se confie sur les violences
Margaux Pinot se confie sur les violences
Crédit: @MargauxPinot2

2 décembre 2021 à 8h17 par Michaël Livret

Son conjoint, le judoka Alain Schmitt est suspecté des violences conjugales. Il a été relaxé par le tribunal. Le parquet va faire appel. En attendant un nouveau procès, Margaux Pinot s’est confiée sur les coups qu’elle aurait subi.

Son témoignage a été relayé des milliers de fois en 24 heures. La judoka Margaux Pinot a publié une photo d’elle, le visage complètement tuméfié, en sang, l’oeil gonflé..

Son conjoint, le judoka Alain Schmitt est suspecté des violences conjugales, le week-end dernier, dans l’appartement de la championne au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis). Jugé en comparution immédiate à l’issue de sa garde à vue mardi, le tribunal de Bobigny a décidé de le relaxer, faute de preuves suffisantes de sa culpabilité. Le parquet a décidé de faire appel. Alain Schmitt sera donc rejugé.

C'est probablement le judo qui m'a sauvé

Sur Twitter la championne olympique raconte la violence des coups reçus. La judoka décrit la violence et les insultes. "J'ai cru mourir", dit-elle dans l'un de ses tweets où elle parle de ses blessures "dont une fracture du nez et 10 jours d'Interruption Temporaire de Travail".

"Que vaut leur défense calomnieuse face à mes blessures, et le sang jonchant le sol de mon appartement ? Que manquait-il ? La mort au bout, peut-être ?  C'est probablement le judo qui m'a sauvé. Et mes pensées sont aussi pour celles qui ne peuvent pas en dire autant", écrit la championne olympique dans un autre tweet.

 

Son entraineur et compagnon nie les coups : « J'ai jamais frappé une femme de ma vie, c'est n'importe quoi », avait déclaré à l'audience Alain Schmitt, T-shirt blanc et visage lui aussi marqué par des contusions.