Une marche aux flambeaux de l’ultra droite interdite à Paris

Une marche aux flambeaux de l’ultra droite interdite à Paris
Illustration - Un policier.
Crédit: DR

5 janvier 2023 à 10h55 par Michaël Livret

Prévue samedi à Paris, cette marche a été interdite par la Préfecture de Police de Paris sur demande du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin en raison de « risques de troubles à l’ordre public ».

La préfecture de police de Paris a annoncé jeudi l'interdiction, sur instruction de Gérald Darmanin, d'une marche aux flambeaux prévue samedi par la mouvance d'ultradroite, en raison de "risques forts de troubles à l'ordre public".

Dans un communiqué, la préfecture de police (PP) a expliqué que "dans le contexte actuel, en raison de risques forts de troubles à l'ordre public, et par ailleurs de l'importante mobilisation des forces de l'ordre ce jour-là sur plusieurs événements, la sécurité des participants à la marche et des riverains ne pouvait pas être pleinement assurée".

Un arrêté d'interdiction a été notifié aux organisateurs, a ajouté la PP.

Des incidents étaient déjà survenus lors de la dernière édition de la marche Paris Fierté

La marche organisée par l'association Paris Fierté, en hommage à Sainte Geneviève, patronne de Paris, devait débuter samedi à 18h00, sur une plage horaire pour partie concomitante à une manifestation prévue par la communauté kurde en hommage à trois militantes tuées en 2013 à Paris, a-t-on expliqué de source policière.

De même source, l'accent est mis également sur le contexte de surveillance de l'ultradroite, avec des incidents survenus lors de la demi-finale de la Coupe du monde de football qui avait opposé la France au Maroc.

Des incidents étaient déjà survenus lors de la dernière édition de la marche Paris Fierté, le 15 janvier 2022. Deux passants avaient été agressés.

Plusieurs cortèges de "gilets jaunes" sont également annoncés samedi dans les rues de la capitale, alors que le gouvernement doit présenter le 10 janvier sa réforme des retraites qui rencontre une vive opposition des syndicats et de la gauche.

(Avec AFP)