Virée de la salle de sport à cause de ses selfies !
Publié : 15h17 par Ludovic VILAIN
Vous vous souvenez peut-être d'Edda Pilz, cette influenceuse fitness allemande refusée à bord d'un avion pour une tenue jugée trop légère. La voici de retour dans l'actualité, bannie à vie de la salle de sport pour ses selfies à répétition.
Après quatre ans d'abonnement, Edda Pilz, alias Edda Elisa sur les réseaux, a découvert l'interdiction de la pire des manières : sa carte d'accès a été bloquée du jour au lendemain. Une lettre officielle lui a ensuite confirmé une exclusion illimitée de toutes les salles John Reed dans le monde, à l'exception de celles situées en Suisse. De quoi surprendre une abonnée de longue date qui affirme n'avoir jamais posé de problème auparavant.
Des miroirs trop souvent monopolisés
Selon plusieurs membres du club, la sanction ferait suite à des plaintes répétées : l'influenceuse aurait accaparé les miroirs de la salle pendant de longues séances de selfies, au détriment des autres pratiquants. La chaîne, elle, invoquerait une violation des règles internes sur les tournages en salle, avec des avertissements préalables restés sans effet. Contactée par le média allemand RTL, la direction a confirmé la résiliation du contrat "sans préavis", évoquant des manquements répétés au règlement intérieur.
Une version que l'influenceuse conteste fermement
Sur TikTok, où elle totalise 649 000 abonnés, Edda Pilz a livré une tout autre lecture des événements. Selon elle, l'interdiction découlerait davantage de la jalousie de certaines adhérentes agacées par ses poses répétées que d'un réel manquement au règlement. Elle affirme d'ailleurs que le compte officiel de la marque republie régulièrement des photos prises devant les mêmes miroirs. L'influenceuse est allée plus loin en avançant, sans apporter de preuve, que l'enseigne se montrerait plus prompte à la sanctionner qu'à traiter des cas de harcèlement au sein de ses clubs.
De son côté, John Reed Fitness n'a pas souhaité détailler la nature exacte des infractions reprochées, chaque salle disposant par ailleurs de sa propre marge de manœuvre pour fixer ses règles internes sur les selfies et tournages. Reste que l'affaire alimente un débat plus large sur les usages des réseaux sociaux dans les lieux publics, entre quête de contenu et respect du cadre collectif — un sujet qui, à l'heure des salles de sport transformées en studios improvisés, n'a pas fini de faire parler.
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