Corbeil-Essonnes : les raisons des violences entre jeunes et policiers depuis cinq jours

Corbeil-Essonnes : les raisons des violences entre jeunes et policiers depuis cinq jours
Deux policiers ont été blessés depuis le début des violences, jeudi dernier.
Crédit: CC0

7 septembre 2021 à 14h31 par Lucas Pierre

Cinq nuits d’affilée que la commune de Corbeil-Essonnes, en Essonne, est le théâtre de violences entre policiers et jeunes du quartier des Tarterêts. Deux policiers ont été blessés et quatre personnes blessées dans ces affrontements dont l’origine serait une interpellation le jeudi 2 septembre dernier dans la même commune.

La situation est toujours très tendue à Corbeil-Essonnes. Voilà cinq nuits d’affilée que la commune de l’Essonne connaît des épisodes de violence entre forces de l’ordre et habitants du quartier des Tarterêts. Depuis le jeudi 2 septembre au soir, deux policiers ont été blessés et quatre personnes ont été interpellées. Mais d’où viennent exactement ces mouvements de violence ? L’un des événements déclencheurs pourrait être une double arrestation, dans ce même quartier, jeudi après-midi, menée par la brigade spécialisée de terrain (BST).

Au moment des faits, un jeune est d’abord interpellé alors qu’il est en plein rodéo sauvage. Son frère tente donc de s’interposer tout en insultant les forces de l’ordre selon certains témoignages. C’est quand il se fait interpeller à son tour que la mère des deux jeunes vient s’interposer et se fait gazer par les policiers. Une vidéo amateur témoigne de la scène.

La vidéo, relayée sur les réseaux sociaux, fait polémique. Depuis, les policiers sont, chaque soir, la cible de projectiles dont des cocktails molotov. Ce lundi soir, vers minuit, alors que des pompiers intervenaient pour des feux de conteneurs dans le quartier des Tarterêts, des policiers venus sécuriser le périmètre pour les soldats du feu ont de nouveau été pris à partie. Deux policiers ont été blessés. L’un d’eux est placé en Incapacité totale de travail (ITT) pendant dix jours.

Ce mardi,  le délégué Unité SGP, François Bersani, compte par ailleurs profiter de la venue du directeur central de la sécurité publique, Jean-Marie Salanova, à Viroflay (Yvelines), pour demander des tenues « anti-feu » pour les forces de l’ordre franciliennes.

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