Le KitKatClub s'offre un documentaire
Publié : 14h17 par Ludovic VILAIN
Berlin, capitale mondiale de la nuit techno, voit l'un de ses clubs les plus controversés passer pour la première fois devant la caméra. Le KitKatClub n'a plus rien à cacher.
Depuis les années 1990, le KitKatClub s'est imposé comme bien plus qu'une simple salle de fête. Niché dans la capitale allemande, ce lieu cultive une réputation mondiale fondée sur un triptyque indissociable : musique électronique, esthétique fétichiste et philosophie radicale de la liberté individuelle. Ici, le dress code est une religion — moins on porte de vêtements, mieux c'est — et le consentement constitue la règle absolue, veillée par des équipes dédiées en permanence sur le dancefloor. Le club est accessible à tous, sans sélection élitiste ni tarifs prohibitifs, mais exige en revanche une disposition totale à surprendre et à être surpris. En trois décennies, le KitKatClub — surnommé affectueusement « Kitty » par ses habitués — est devenu un symbole de la scène nocturne européenne, au même titre que le Berghain voisin.
Un documentaire brut et poétique
C'est ce monde à part que le réalisateur autrichien Philipp Fussenegger a choisi de mettre en lumière dans KitKatClub – Kinks of Berlin, un long-métrage documentaire de 96 minutes tourné intégralement en noir et blanc. Une décision esthétique assumée par le directeur de la photographie Dino Osmanović, pour conférer au film une dimension plus abstraite, presque onirique, loin du simple reportage voyeuriste. On y suit des personnages très différents à travers leurs nuits berlinoises : Tim, alias Raven Van Krueger, drag artiste en devenir ; Elisa, qui explore une nouvelle sexualité ; un couple BDSM qui s'aime au vu de tous ; ou encore David, qui tente de sortir de l'addiction. Sans oublier Simon Thaur, le fondateur du club, figure centrale et quelque peu anachronique d'un lieu qu'il a lui-même contribué à bâtir.
Une famille de la nuit
Pour Fussenegger, le KitKatClub est une expérience typiquement berlinoise, impossible à reproduire ailleurs sur la planète. Au fil des séquences, le film dévoile une communauté avec ses querelles, ses élans de tendresse, ses rituels et ses failles. « C'est une famille », insiste le réalisateur. « Une famille de la nuit. » Performances, discussions sur le consentement, conversations intimes avec des pères, rencontres entre corps et âmes : le documentaire se veut une expérience cinématographique sur la liberté, l'identité et la déconstruction de la honte.
Où voir le film ?
Après sa première mondiale au festival de Thessalonique et une présentation au CPH:DOX de Copenhague, KitKatClub – Kinks of Berlin est d'ores et déjà disponible sur la plateforme MUBI dans plusieurs pays. Une sortie en salles est prévue en septembre 2026.
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