Les "sober parties" : sans alcool, la fête est plus folle !

Publié : 21 janvier 2026 à 15h01 par Ludovic VILAIN

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À Paris, une nouvelle tendance émerge dans le paysage du clubbing : les Sober Parties, des soirées électro 100% sans alcool.

Et si on réinventait la fête ? C'est sans doute ce que s'est dit Le Badaboum, club mythique du 11ème arrondissement. Il a en effet lancé le mouvement le 6 décembre dernier avec la toute première édition d'une "Sober Party". Une révolution qui pourrait bien changer notre façon de danser.

Derrière cette initiative, on retrouve Maxime Musqua, vidéaste et comédien devenu le visage de la sobriété festive en France. Sobre depuis cinq ans, il collabore avec le Badaboum pour proposer une vraie alternative aux sorties traditionnelles. Le concept ? Une soirée authentique en plein cœur du samedi soir parisien, de 19h à 23h, avec quatre heures de son assuré par Nick V, DJ britannique passé par les raves des années 90.

L'idée peut surprendre dans un secteur où le bar représente la principale source de revenus. Pourtant, le Badaboum assume pleinement ce pari audacieux. À Paris, les initiatives sans alcool se multiplient depuis quelques années : brunchs dansants, DJ sets en journée, événements bien-être. Mais les clubs restaient à la traîne, surtout le samedi soir. Cette Sober Party a donc été lancée juste avant le Dry January, ce mois de janvier sobre qui invite à repenser sa consommation d'alcool.

Au bar, exit la vodka et les pintes classiques. Place à une carte travaillée avec du kombucha, du maté, des infusions pétillantes et des cocktails sans alcool. Le Badaboum n'est d'ailleurs pas novice en la matière puisque le club a remporté cette année le concours du meilleur cocktail sans alcool de Paris. Le panier moyen est certes moins élevé, mais la piste était pleine pour cette première : près de 200 personnes ont répondu présent.

L'ambiance ? Énergique, joyeuse et authentique. On danse vraiment, sans se faire bousculer, sans verres renversés sur la piste et surtout sans gueule de bois au réveil. Nick V a délivré un set disco-house solaire qui prouve qu'on n'a pas besoin d'alcool pour vibrer. Pour ce DJ des nineties, boire reste souvent une béquille sociale. Sa solution ? La danse comme vecteur de transe naturelle, portée par les endorphines et la musique.

Cette Sober Party n'est pas qu'un coup de communication calé sur le Dry January. Maxime Musqua avait été contacté dès l'été par le Badaboum, et le temps de concevoir l'événement, décembre s'est imposé comme le timing parfait. Le succès de cette première édition ouvre la voie à d'autres dates, laissant entrevoir une transformation du clubbing parisien, moins centré sur la bouteille et plus sur l'expérience collective, la musique et le corps.

Les Sober Parties représentent peut-être l'avenir de la fête électronique : inclusive, saine et tout aussi intense. De quoi séduire ceux qui questionnent leur rapport à l'alcool sans renoncer aux vibrations du dancefloor. Vous voulez essayer ?