Trainspotting : 30 ans d'une B.O. culte
Publié : 15h17 par Ludovic VILAIN
Il y a trente ans, le 23 février 1996, Trainspotting débarquait sur les écrans britanniques. Le film de Danny Boyle, allait non seulement choquer les bien-mais aussi propulser une génération entière vers la musique électronique.
Si la B.O. de Trainspotting convoque le meilleur du rock britannique — Iggy Pop, Lou Reed, New Order — c'est le groupe Underworld qui en constitue le cœur électronique. Karl Hyde et Rick Smith, rejoints par Darren Emerson, venaient de révolutionner leur son avec l'album Dubnobasswithmyheadman (1994), mêlant reggae, house, ambient et rock dans une fusion inédite. Danny Boyle y pioche deux morceaux essentiels.
« Dark and Long » accompagne le personnage de Mark Renton — incarné par un Ewan McGregor habité — dans les affres de son sevrage à l'héroïne. Son rythme répétitif et envoûtant épouse parfaitement les hallucinations du personnage, enfermé dans sa chambre d'adolescent. Puis vient « Born Slippy (Nuxx) », que Boyle lui-même a décrit comme le cœur du film. Passé presque inaperçu à sa sortie en 1994, le titre explose grâce à Trainspotting et devient l'hymne de l'été 1996. Il s'écoule à des millions d'exemplaires et s'impose comme l'une des rotations radio les plus importantes de l'année dans le monde — une prouesse pour un morceau de plus de neuf minutes.
Une scène UK en pleine explosion
Trainspotting arrive à un moment charnière pour la musique britannique. Pendant que la Britpop s'affiche en couverture des magazines avec Oasis et Blur, une révolution silencieuse gronde dans les entrepôts et les free parties. La culture rave de la fin des années 80 a transformé les clubs en laboratoires sonores où house, techno, breakbeat et ambient fusionnent sans complexe.
The Prodigy électrisent les grandes scènes avec « Firestarter » et The Fat of the Land. Goldie impose la drum & bass, Massive Attack façonne le trip-hop à Bristol. L'UK garage commence à pointer le bout de son nez dans les clubs londoniens, annonçant déjà les esthétiques bass du début des années 2000. La scène électronique britannique n'est plus underground : elle prend d'assaut les charts et la culture populaire.
Un héritage qui résonne encore
Trente ans après, écouter la B.O. de Trainspotting reste une expérience saisissante. Entre désillusion sociale et euphorie dancefloor, entre rock et électronique, le film a cristallisé l'instant précis où la musique des marges devenait celle de toute une génération. « Born Slippy » — réédité en 2017 pour T2 Trainspotting — n'a pas pris une ride. Il pulse toujours, comme le battement sourd d'une époque qui a tout changé.
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