Ministry of Sound dévoile ses archives secrètes

Publié : 14h47 par Ludovic VILAIN

Crédit image: Instagram@ministryofsoundclub

Anthologie, secrets, Ministry of Sound : le club londonien culte s'apprête à raconter ses années fondatrices dans un livre événement signé Rizzoli.

Le mythique Ministry of Sound s'apprête à ouvrir ses archives les plus secrètes. Le 20 octobre 2026, la maison d'édition Rizzoli publiera Ministry of Sound: Anthology, un ouvrage de 416 pages signé par le fondateur du club, Simon Moore. Le livre revient sur les années fondatrices d'une institution qui a durablement façonné la culture club mondiale, depuis ses débuts les plus modestes jusqu'à sa consécration internationale.

Car avant de devenir une marque planétaire, le club n'était qu'un pari lancé au début des années 1990. Installé dans un entrepôt désaffecté du sud de Londres, l'endroit ambitionnait d'importer la ferveur du Paradise Garage new-yorkais au cœur des raves britanniques. À ses tout débuts, il fonctionnait même sans licence d'alcool, se présentant comme un simple bar à jus underground.

Des légendes aux platines

Cette façade discrète n'a pas résisté longtemps à la puissance de son sound system. Rapidement, la qualité de ses programmations a attiré les esthètes de la House et de la Techno, et le dancefloor a vu défiler des noms devenus légendaires : Frankie Knuckles, DJ Harvey ou encore le groupe Underworld s'y sont produits. Pour retracer cette bascule de l'ombre à la lumière, Simon Moore aurait mené plus de deux ans de recherches intensives, entre archives personnelles et témoignages croisés.

L'ouvrage rassemble ainsi des flyers d'époque, des affiches rares et des photographies inédites, appuyées par les récits de piliers de la scène tels que Carl Craig, David Morales, Paul Oakenfold et Honey Dijon. Le propos ne s'arrête pas aux nuits de fête : le chaos, l'argent, la drogue et les rivalités de gangs qui ont marqué cette époque charnière y seraient également abordés sans filtre.

Un livre-somme sur une culture disparue

Déjà disponible en précommande chez Rizzoli, cet ouvrage promet de figer la mémoire d'une culture club pré-numérique aujourd'hui révolue. Il rappelle surtout une évidence trop souvent oubliée : la musique électronique londonienne s'est construite dans la sueur et l'indépendance, bien avant de devenir un empire commercial.

Pour les passionné·es d'histoire du clubbing autant que pour les nouvelles générations de danseurs et danseuses, Ministry of Sound: Anthology s'annonce comme une pièce de collection incontournable, à mi-chemin entre le livre d'art et le document historique.