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Le procès des proxénètes des cités s’ouvre à Paris

25 juin 2018 à 10h35 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Commons wikimedia

Plusieurs hommes originaires de la banlieue parisienne avaient forcé des jeunes filles, parfois mineures, à vendre leurs charmes dans des appartements loués sur Paris.

Réseaux sociaux. Une douzaine d’hommes, âgés d’une vingtaine d’années, originaires de Suresnes, Clamart (Hauts-de-Seine), Noisiel (Seine-et-Marne), Draveil et Grigny (Essonne), sont jugés à partir de ce lundi et pendant 10 jours devant le tribunal correctionnel de Paris.

Ils sont soupçonnés d’avoir prostitué une douzaine de jeunes filles, dont certaines étaient âgé de 16 et 17 ans, entre juillet 2015 et juillet 2016. Elles venaient pour la plupart de la banlieue parisienne, rêvaient d’abord d’argent facile, avant de déchanter.

Après les avoir « recrutés » sur les réseaux sociaux, ils les retenaient dans des chambres parisiennes, louées sur Airbnb. Les suspects, bien organisé passaient eux-mêmes les annonces sur les sites Internet de rencontre (comme Wannonce, Vivastreet ou Sexemodel). Une fois les clients trouvés, les passes allaient de 40 à 100 euros à un rythme de 5 à 10 clients par jour.

Quand les jeune filles comprenaient le piège dans lequel elles étaient tombées, les coups et les insultes suffisaient bien souvent pour les contraindre à continuer. Il aura fallu le courage de deux jeunes filles de 17 ans, qui ont réussi à s’enfuir à Evry (Essonne) et à prévenir la police pour faire tomber ce réseau. Le procès doit se tenir jusqu’au 3 juillet.