Parcoursup : refusées en médecine depuis deux ans, elles envisagent une grève de la faim

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Après un premier refus, on aurait expliqué aux deux étudiantes venues du privé qu'elles ne sont pas
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18 juin 2021 à 10h14 par Lucas Pierre

Deux étudiantes ont lancé un sit-in devant le ministère de l'Enseignement supérieur, depuis le mercredi 16 juin. Elles iront jusqu'à la grève de la faim si aucune solution ne leur est apportée. Les deux jeunes femmes dénoncent le fait de ne jamais avoir trouvé de faculté de médecine qui veuille d'elles, deux ans après l'obtention de leur Bac S.

Voilà deux ans qu’elles n’arrivent pas à trouver de place en faculté de médecine. C’est pourtant leur rêve ; deux étudiantes à Bobigny font un sit-in depuis le mercredi 16 juin dernier devant le ministère de l’Enseignement supérieur, à Paris. Elles sont en colère contre le système de Parcoursup, la plateforme qui doit diriger les lycéens vers leurs futures études.


Quand elles obtiennent leur Bac S, elles ne se sentent pas tout de suite prêtes pour la Paces, réputée très difficile, et se dirigent donc vers une année de prépa privée. Quand, à l’issue de cette année de prépa, elles font leurs vœux pour une faculté de médecine et s’aperçoivent qu’aucune université ne veut d’elle, c’est la douche froide. On leur explique que les étudiants venant du privé ne sont pas prioritaires sur Parcoursup.


Bientôt une grève de la faim ?


Mais les deux étudiantes ne se découragent pas et s’engagent dans une nouvelle année d’études en licence de Sciences de la vie à l’Université Sorbonne Paris Nord, à Bobigny. Avec cette année dans le public, elles espèrent obtenir ce qu’elles souhaitent. Mais rebelote, personne ne les accepte. Pire encore, elles sont classées plus loin que l’année précédente dans la file d’attente.


Alors aujourd’hui, les deux jeunes femmes lancent un coup de gueule. Leur mobilisation devant le ministère s’achève ce vendredi 18 juin. Si aucune solution ne leur est donnée, elles entameront une grève de la faim dès lundi 21 et qui durera "autant de temps qu’il faut".