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Paris : sept pompiers de Paris en garde à vue pour viol

06 mai 2019 à 09h31 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Common Wikimédia

Ils sont soupçonnés de viol sur une jeune touriste étrangère. Les faits remonteraient à la nuit de vendredi à samedi après une soirée alcoolisé.

Le pot de départ dégénère. Sept pompiers de Paris, de la caserne Plaisance, dans le 14e arrondissement, sont soupçonnés de viol. Ils ont été placés en garde à vue. Trois dès le samedi matin, quatre autres dimanche. Une enquête en flagrance a été ouverte dès samedi par le parquet de Paris du chef de viol en réunion. 

Selon le journal Le Parisien, des pompiers hors services fêtaient le départ d’un collègue, dans la nuit de vendredi à samedi. C’est dans un bar du 6e arrondissement qu’ils auraient fait la connaissance de trois étudiantes norvégiennes. Après avoir sympathisé, la fête se poursuit dans un autre établissement. La soirée est alcolisée et un des pompiers décide alors de montrer, à l’encontre des règles, sa caserne à l’une des jeunes femmes.

Les enquêteurs ont procédé à des prélèvements

Il est environ de 4 heures du matin quand il se rend dans sa chambre à la caserne Plaisance avec l’une des étudiantes. Selon elle, cette relation sexuelle était consentie. C’est ensuite que les versions divergent. Selon des propos rapportés par le journal Le Parisien, le pompier aurait embrassé la jeune femme, qui aurait ensuite pleuré et se serait enfermé dans les toilettes. Ils auraient eu par la suite « un rapport consenti », ce qui aurait aussi été le cas avec les autres pompiers.

La version de la jeune femme est différente. Devant les enquêteurs elle aurait déclaré que le rapport sexuel consenti avec le pompier s’est déroulé dans une chambre sombre, puis d’autres relations non désirées avec six ou sept hommes. Selon le quotidien, la jeune femme s’est dite incapable de les reconnaître du fait de l’obscurité de la chambre au moment des viols.

Les enquêteurs ont procédé à des prélèvements papillaires et génétiques dans la chambre du pompier. Le lieutenant-colonel Gabriel Plus, porte-parole des sapeurs-pompiers de Paris, a affirmé qu’à l’issue de leur garde à vue, les pompiers devraient être suspendus.