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Vignettes Crit'Air : les artisans franciliens en colère

06 juillet 2017 à 12h01 Par Rédaction

Depuis le 1er juillet, les véhicules mis en service avant janvier 2001 ne peuvent plus rouler dans Paris. Une mesure problématique pour les petites entreprises qui n'ont pas les moyens de s'équiper.

Depuis une semaine, c’est terminé. Les véhicules immatriculés avant 2001, porteurs de la vignette Crit'Air 5 risquent depuis le 1er juillet une amende de 68 euros et d'être immobilisés s'ils circulent dans Paris, en journée (de 8h à 20h). C’est d’autant plus vrai pour les camions et camionnettes. Une mesure problématique pour les PME qui sont nombreuses à utiliser des fourgonnettes. Plus de la moitié des camions de moins de 3,5 tonnes circulant dans la capitale ne sont désormais plus homologués.

Souvent, pour une question de coût, les petits artisans investissent dans de vieille fourgonnette, qui date de plus de 20 ans. Mais pour être aux normes des exigences de la mairie de Paris face à la pollution, désormais il faudrait investir. Et compter au bas mot entre 7.000 et 7.500 euros pour une camionnette plus récente. Ce qui n’est pas à la portée de tous les budgets, surtout pour les petits indépendants.

La mairie de Paris au chevet des indépendants

Pour compenser l’investissement, souvent lourd quand on est à son compte et que les affaires ne marchent pas du tonnerre, la mairie de Paris propose un enveloppe pour aider les chauffeurs. Mais Christian Le Lann, président d'honneur de la Chambre de métiers de Paris, voudrait que la mesure soit mieux adaptée : "Il faut faire des cas par cas, étudier la situation de certaines entreprises", assure-t-il. "Il faut voir les bilans des gens et faire preuve d'un peu de compréhension pour les personnes qui sont dans des situations financières délicates". Cela peut, selon lui, se faire sous forme de prêt avec un bonus pour ceux qui choisiraient un véhicule électrique.

Actuellement, les artisans peuvent prétendre à une enveloppe qui s'élève à 15% du prix d'un nouveau fourgon, moins polluant. En attendant, beaucoup continuent de rouler dans Paris, illégalement, avec leur vieux fourgon, et s’exposent aux sanctions.