Viols en série en forêt de Sénart : l'accusé condamné à 20 ans de réclusion en appel

Viols en série en forêt de Sénart : l'accusé condamné à 20 ans de réclusion en appel
Forêt (illustration)
Crédit: Pikist

22 octobre 2021 à 8h38 par Michaël Livret avec AFP

La cour d'assises d'appel de Paris a délibéré 14 heures avant de condamner, de nouveau, Aïssa Zerouati, à 20 ans de réclusion pour plus d'une trentaine de viols et tentatives de viol en forêt de Sénart.

14 heures de délibération. Dans la nuit de jeudi à vendredi, ce père de famille de 46 ans a été reconnu coupable des faits reprochés, qu'il avait continué de nier farouchement lors des débats en appel, puis finalement condamné à la même peine qu'en première instance. 

Le "violeur de la forêt de Sénart", comme l'a surnommé la presse, avait semé l'effroi durant cinq années parmi les joggeuses et promeneuses de la vaste forêt située à 25 km au sud-est de Paris, qu'il agressait sans quitter son casque intégral de moto.

L'accusé a finalement été confondu par des traces ADN (sang et sperme) retrouvées sur une moitié de ses victimes.

Père de famille sans histoire

Le mode opératoire récurrent et les témoignages concordants des plaignantes sur l'apparence physique de l'agresseur ont permis aux enquêteurs de conclure au caractériel sériel des infractions.

Père de famille sans histoire, résidant à Corbeil-Essonnes et vivant de petits boulots peu qualifiés, Aïssa Zerouati avait été mis en examen en 2015 pour 34 faits de viols, tentatives de viol et agressions sexuelles aggravées - certaines victimes étant enceintes ou âgées et ayant été parfois menacées d'une arme.

Violence "animale"

Simulant une panne de son deux-roues, l'assaillant se jetait sur elles et les battait pour les maîtriser. Puis il exigeait fellation ou masturbation dans la plupart des cas, ou leur faisait subir des pénétrations.

Durant ses réquisitions, l'avocat général Marc Mulet avait projeté les images crues des femmes blessées, le visage bouffi par les coups de poing, la bouche ensanglantée ou les dents cassées, pour incarner la violence "animale" du criminel, selon les mots d'une victime.

La cour d'assises d'appel de Paris a suivi les réquisitions de l'avocat général Marc Mulet, qui avait demandé vingt ans de réclusion, brandissant la "preuve incontestable" de l'ADN. Une mesure de suivi socio-judiciaire ainsi qu'une injonction de soins ont été prononcées à son encontre. Le condamné a cinq jours pour se pourvoir en cassation.