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Info générale

Psychodon : participez au Web Event du 12 juin

05 juin 2020 à 09h15 Par Iris Mazzacurati
Le Web Event, la grande soirée du Psychodon, en ligne.
Crédit photo : psychodon.org

On connaît le téléthon, le Sidaction, Les Enfoirés… Il y a aussi le Psychodon. Il mobilise contre les maladies psychiques. Or la grande fête du Psychodon, c’est le 12 juin prochain en live sur les réseaux sociaux, crise sanitaire oblige et on vous propose de participer.

Au programme de cette belle soirée parrainée par Yannick Noah, Didier Meillerand, (journaliste et fondateur du Psychodon) et ses invités (le Dr Alice Oppetit, spécialiste de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital Pitié-Salpêtrière, le Dr Olivier Phan, pédopsychiatre et addictologue à la Fondation Santé des Etudiants de France, Lou Benmenni-Leprince, de la Croix-Rouge Française, mais aussi l’artiste Gringe parleront du risque psychique chez les jeunes.

L’événement sera diffusé en live sur Ma Chaîne Etudiante (MCE TV), et relayé par C8, CNEWS et CSTAR. Et vous pouvez participer à l’émission en posant vos questions ! Comment ? Rien de plus simple : rendez-vous sur les pages Facebook, Twitter et Instagram de la radio.

En attendant le Web Event du 12 juin, Didier Meillerand, fondateur du Psychodon, s’est prêté au jeu de l’interview:

Comment et pourquoi le Psychodon a vu le jour ?
Didier Meillerand : Comme toujours les grandes aventures commencent par de petites histoires personnelles et des souffrances. C’est le cas avec le Psychodon. C’est ce que j’ai raconté dans mon livre La poire en bois, grandir avec un frère schizophrène. Alors que je terminais une grande école de journalisme à Paris, je suis allé à l’hôpital psychiatrique où mon frère faisait, dans un atelier d’ergothérapie, une poire en bois. Et j’ai compris comment je serai journaliste grâce à lui, puisqu’il m’a fait comprendre qu’une poire pouvait être en bois. Or, je ne le savais pas, je ne l’avais jamais imaginé. J’ai toujours conduit mes interviews en allant vers l’autre, avec la recherche d’une autre matière. Il avait non seulement fait une poire en bois, mais il l’avait fait d’une dimension hors norme. J’ai compris plus tard, au fil des interviews, qu’il fallait toujours interviewer l’autre en allant à la recherche d’une autre dimension de ce qu’il ne donnait pas à priori. C’est comme ça que l’histoire du Psychodon a commencé. Il y avait besoin d’une grande cause autour de la maladie psychique et je me suis dit : « Pourquoi on n’aurait pas - comme on a « les enfoirés » sur TF1 avec les Restos du cœur, le Téléthon sur France 2 ou le Sidaction sur France 3 - un grand Psychodon. » Le Psychodon a d’abord commencé au Théâtre de l’Œuvre puis à l’Olympia.

Le 12 juin, habituellement, il y a la grande soirée à l’Olympia que vous co-présentez…
Didier Meillerand : La date du 12 juin est emblématique. C’est à cette date que tout a commencé. A cause de Covid, nous avons repoussé l’Olympia au 6 octobre et le Grand Palais aux 8 et le 9 décembre. Le 12 juin, nous réalisons un WebEvent. Nous serons en live et en partenariat avec votre radio de 19 à 20h. On parlera du risque psychique chez les jeunes avec des psychiatres, avec le rappeur Gringe, la Croix-Rouge, des jeunes gens ambassadeurs à « Santé mentale »… Pour ce qui est de l’Olympia, ce sera à 20h45 dans cette mythique salle, mais aussi sur C8. Ce sera le premier prime de l’histoire dédié à la maladie psychique. C’est une initiative française, et c’est la première fois qu’il y a un prime.

La crise sanitaire est passée par là. Elle a eu des conséquences psychiques, mais aussi économique…
Didier Meillerand : Le Psychodon a pris cette ampleur parce qu’il est nécessaire de sensibiliser au risque psychique. Et cela nous concerne tous en ce moment : « Tous fragiles, tous concernés », c’est notre slogan. On connaît tous cette pression : crise sanitaire + crise économique, nous vivons une vraie crise psychique. Tous. Nous sommes fragiles. Pour le Psychodon, c’est évidemment une responsabilité de plus. Jusqu’à maintenant, la maladie psychique concernait 12 millions de Français au cours de leur vie. Dans les semaines et les mois à venir, en termes économiques, de chômage et de récession (voire avec les différents mouvements qui vont empirer dans les prochaines semaines et les prochains mois), nous nous attendons à un fort développement du risque psychique. Nous nous attendons à une émergence du risque psychosocial importante. La situation est très stressante, très angoissante et le risque dépressif est très fort. Et en même temps, mieux vaut ne pas être trop alarmiste pour ne pas créer des traumatismes ou en éviter au maximum.

A quoi vont servir les dons collectés durant le Psychodon ? Et comment peut-on donner ?
Didier Meillerand : Les dons collectés durant le Psychodon servent dans trois domaines : "la recherche". Par exemple, l’amélioration des médicaments (mon frère prend les mêmes médicaments depuis 20 ans, il faut faire évoluer les molécules). La recherche concerne aussi les tests de diagnostics précoces ; nous, on aimerait beaucoup que cela avance sans que ce soit stigmatisant. Certains chercheurs veulent mettre en place des tests de diagnostics précoces chez les adolescents pour savoir s’ils sont sujets aux risques psychiques, en accord avec leur famille. Le deuxième domaine est "l’accompagnement des malades et des familles". Troisième champ de collecte : "la prévention". La Fondation de France collecte les fonds recueillis par le Psychodon et le réparti. Chaque année, il y a deux appels à projet. Toutes les associations des territoires peuvent postuler dans les 3 champs (recherche, accompagnement des malades et des familles, prévention). Ensuite, les comités des sages de chacun de ces champs se réunissent, 13 par champs, changés tous les 18 mois par souci de déontologie et de transparence, et ils attribuent des fonds aux associations des territoires dans ces 3 domaines.

Vous pouvez donner très facilement en vous connectant à psychodon.org ou par SMS au 92333 en tapant "psychodon10" si vous souhaitez donner 10€, ou "psychodon20" si vous souhaitez donner 20€. Sur le site, vous pouvez faire don du montant de votre choix.