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Info locale

« Suggar Daddy » : une enquête ouverte pour proxénétisme aggravé

27 octobre 2017 à 09h33 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Pixabay

Le camion publicitaire d’un site de rencontre pour étudiantes a été saisi. Cette publicité mobile invitait depuis quelques jours devant les facs de la région parisiennes les jeunes à entrer en contact avec des personnes plus âgées et plus fortunées. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « proxénétisme aggravé ».



Il a été pendant trois jours. Le véhicule publicitaire qui vantait les mérites d'un site Internet pour « sugar daddy » jusque devant plusieurs facs parisiennes a été saisi jeudi matin : l'attelage contrevenait ouvertement à plusieurs dispositions légales, notamment le règlement local de la publicité de la Ville de Paris.

Une péripétie qui n'efface pas la polémique de fond, le site en question étant accusé d'inciter clairement à la prostitution. « Hey les étudiant(e)s ! Romantique, passion et pas de prêt étudiant. Sortez avec un sugar daddy ou sugar mama », pouvait-on lire sur l'affiche, jouxtant la photo suggestive d'un couple, à l'horizontal et dévêtu... ainsi que le nom du site RichMeetBeautiful, assorti d'un diamant.

« Sugar daddy », littéralement « papa gâteau », est une expression américaine désignant ces hommes âgés qui entretiennent des jeunes filles. Comme en Belgique où la campagne a sévi le mois dernier, une enquête pour « proxénétisme aggravé » a été ouverte ce jeudi après les dépôts de plainte de la mairie de Paris, de la Fage principal syndicat étudiant et des Équipes d'action contre le proxénétisme (EACP). En 2014, l'association avait déjà attaqué un site similaire, en vain. La plainte avait été classée sans suite, faute de preuve.

Coup médiatique

Qu'importe, sans doute, la polémique pour le fondateur du site, Sigurd Vedal. D'après les calculs de l'Autorité de régulation de la publicité (ARPP), qui a demandé des explications au site, RichMeetBeautiful encourt seulement, après sa campagne publicitaire sauvage, environ 18 000 euros d'amende.