Stationnement payant des deux-roues à Paris : le service d’enregistrement des véhicules est disponible

Stationnement payant deux-roues à Paris
Les propriétaires de motos et scooters devront payer leur stationnement dès le 1er septembre.
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22 juin 2022 à 14h24 par Lucas Pierre avec AFP

La mairie de Paris a publié ce mardi 21 juin le calendrier de la mise en place du stationnement payant pour les deux-roues motorisés thermiques. La mesure sera déployée dès le 1er septembre, notamment pour lutter « contre une privatisation de l’espace public » indique la Ville.

Le stationnement payant pour les deux-roues motorisés thermiques à Paris, prévu pour le 1er septembre, entre dans le concret avec l'ouverture lundi dernier du service d'enregistrement des véhicules, indispensable pour bénéficier d'un tarif préférentiel, a détaillé mardi la mairie. Dès le 27 juin, tous les propriétaires de deux-roues motorisés thermiques ou électriques qui souhaitent bénéficier d'un tarif préférentiel, pour les premiers, ou conserver la gratuité, pour les seconds, devront faire une demande via le site de la ville, associé à la plateforme nationale FranceConnect, a indiqué David Belliard, l'adjoint (EELV) aux mobilités et à la transformation de l'espace public. Selon M. Belliard, c'est une « difficulté » technique liée à ce service qui a entraîné le report de cette mesure-phare d'Anne Hidalgo, réélue en 2020, et de ses alliés écologistes.

A partir du 1er septembre, tous les propriétaires devront passer par l'un des 4.000 horodateurs ou les applications mobiles dédiées, pour des tickets dématérialisés. Pour les motos et scooters électriques, le stationnement restera gratuit à condition d'avoir renseigné la plaque d'immatriculation, sans quoi les propriétaires devront s'acquitter du tarif visiteur. Les propriétaires de deux-roues thermiques résidant dans la capitale et les professionnels basés à Paris et dont l'activité est principalement sédentaire, eux, pourront bénéficier d'un abonnement à 22,50 euros l'année pour payer 75 centimes par jour de stationnement. Les résidents pourront rester une semaine maximum sur le même emplacement.

5 000 places promises au cours du mandat

Les professionnels basés à Paris ou en banlieue et ayant une activité principalement mobile auront le droit à un abonnement de 120 euros l'année ouvrant le droit à un stationnement de sept heures maximum à 25 centimes l’heure. Les autres pourront bénéficier d'un abonnement de 70 ou 90 euros par mois dans 40 parkings de la Ville - 90 à la fin de l'année - ou du tarif visiteur, correspondant à la moitié de celui appliqué pour les voitures: 3 euros de l'heure dans le centre de la capitale, 2 euros dans les arrondissements extérieurs. Toujours sous réserve d'avoir bien renseigné sa plaque d'immatriculation au préalable, les personnes en situation de handicap et les soignants à domicile pourront stationner gratuitement une journée.

Le forfait post-stationnement (FPS), qui a remplacé l'amende, correspond à six heures de stationnement et, là aussi, à la moitié du tarif dû par les voitures (25 ou 37,50 euros). Les FPS ont rapporté environ 80 millions d'euros en 2021 à la Ville, selon la direction de la voirie. Motos et scooters bénéficient déjà de 42.000 places dédiées dans la capitale, dont 1.000 créées depuis 2021 sur les 5.000 nouvelles promises pendant le mandat, a souligné David Belliard, pour qui la mairie ne « chasse pas » ces utilisateurs. « C'est une mesure d’équité » vis-à-vis des automobilistes payant déjà le stationnement, a fait valoir l'élu écologiste, qui veut aussi lutter contre une « privatisation de l'espace public par des engins dont les nuisances sont très importantes : pollution, nuisances sonores, encombrement de l'espace public ». Les contrôles ne seront pas effectués par des agents municipaux mais par les employés des deux sociétés privées déjà chargées du stationnement automobile, Streeteo et Moovia.